PRINCIPES DE BASE LIÉS A LA COLLABORATION ENTRE
LES CANDIDATS ADOPTANTS ET AMARNA

 

Nous attirons l’attention des futurs Adoptants sur quelques éléments importants à tenir en compte dans toute la procédure de l’adoption. Il pourrait se produire un changement inopiné de politique à l'égard de l'adoption dans un de ces pays. Dans ce cas l’association s'engage à modifier la demande ou à introduire le dossier des Adoptants auprès des autorités d'un autre pays, choisi de concert avec les Adoptants, pour autant que ce pays puisse accepter leur demande.

L'Association transmet aux Adoptants tous les rapports sociaux et médicaux provenant du pays d'origine de l'enfant qui ont été réalisés par des canaux fiables. Il est peut-être utile aussi d’indiquer aux parents qu’il est toujours possible sur place de demander un examen médical supplémentaire dans le cas d’un doute important qui les gagnerait au vu d’un enfant qui montrerait un comportement maladif caractérisé.
Ainsi que de nous tenir au courant d’éventuels problèmes lors de votre voyage afin que nous puissions essayer de les résoudre ensemble.

Il faut souligner aussi que le pays d’origine peut changer sa politique ou ses critères pendant l’attente pour des raisons qu’Amarna ne peut prévoir et contrôler, ainsi que demander aux adoptants des nouveaux documents ou des documents à réactualiser pendant cette même attente.

En règle générale, nous attirons l'attention sur les conditions sanitaires difficiles qui sont directement liées aux raisons mêmes de l'enfance isolée. De manière similaire, il faut bien réfléchir au fait suivant : l'adoption d'un enfant est toujours fondée sur un problème grave, celui de l'abandon de cet enfant. Il n'est pas question de culpabiliser ainsi les candidats à l'adoption, mais bien de leur faire comprendre que - spécialement en ce qui concerne les pays d’origine des enfants - les conditions de précarité d'existence conduisant à de tels abandons sont indissociables d'une organisation de la société qui diffère très fort de celle où nous avons la chance de vivre. N'attendez pas des pays d'origine de ces enfants que les démarches se déroulent toujours sans problèmes, comme nous sommes en droit de l'exiger chez nous (encore que...) ; il risquera toujours de se présenter l'un ou l'autre problème, parfois mineur, parfois important en cours de procédure : nouvelle politique d’adoption d’un pays – changement de procédure d’adoption – nouvelles directives – rarement, mais cela peut arriver, reprise tardive de l’enfant par un membre de la famille biologique de l’enfant qui réapparaît avant le jugement (une fois le jugement prononcé, il n’y a plus de possibilité de revenir sur la décision),  allongement des délais – moratoire sur la sortie des enfants – nouveaux documents demandés par les autorités – nouveaux délais – arrêt de l’adoption dans un pays - fonctionnaire absent - document introuvable -retard inexplicable, etc.). Nous - et nos correspondants sur place - faisons l'impossible pour minimiser l'occurrence de tels problèmes, mais ils peuvent arriver malgré tous nos efforts et les futurs Adoptants doivent se sentir capables de vivre de telles expériences avec l’association. Ceux-ci et nous-mêmes travaillons ensemble vers le même objectif : sortir un enfant isolé afin qu’il rejoigne sa famille.
Nous attirons particulièrement l'attention sur un aspect fondamental de l'adoption internationale :
l'adoption dans les pays en développement est liée à un dérapage social, à un drame quotidien, qui n'a aucun caractère systématique.

 

L'accident structurel qu'est l'abandon d'un enfant est lié directement à la condition de la femme dans les pays en développement. Femme sous-éduquée, analphabète, isolée, exploitée et victime du machisme. Aussi, il est capital de développer des recherches à la restauration de la famille, à l'émancipation de la femme au sein de projets communautaires de base, de réseaux d'éducation et de création de centres d'accueil pour les enfants des femmes au travail. Ce que fait l’association en soutenant des crèches, en favorisant la scolarité des enfants et, avec encore plus de vigilance, celle des filles afin que ces enfants puissent accéder à une vie autonome et au planning familial qui leur permettront d’élever les enfants qu’ils désirent. Il est demandé aux parents une participation aux réalisations sociales du pays où ils adoptent afin de soutenir la dynamique d’insertion des enfants dans leur environnement. L’Association soutient également l’organisation de plannings familiaux et vise aussi par ces projets précis à prévenir l’abandon. L’association prend aussi en charge les moyens que développent ces pays afin d’encourager l’adoption nationale, ce qui implique un changement d’état d’esprit important.
Les Autorités Centrales mises en place après ratification sont des institutions qui garantissent la légalité et l’éthique de l’adoption internationale. Elles sont créées pour éviter l’institutionnalisation de l’enfant en cherchant entre partenaires des solutions internes et internationales à l’enfant privé de famille. Elles sont chargées d’éviter les pressions fortes provenant des pays d’accueil mais aussi de favoriser la sortie des enfants en attente de famille, oubliés, plus grands, à soigner ou encore en fratrie.

La demande occidentale doit être adaptée aux conditions des pays en développement et trouver sa fonction en accueillant seulement les enfants qui n'auront pu faire l'objet d'une adoption locale ou de toute autre solution bénéfique à l'évolution de l'enfant dans son pays - c'est ce qu'on appelle la subsidiarité de l'adoption internationale, art. 21 sub a) de la CIDE. Aussi, il est indispensable que tout futur parent adoptif soit conscient :

  • qu'il est difficile d’avoir des exigences rigides en face d'une situation incontrôlable tant au point de vue humain que matériel
  • que son désir d'enfant reste conditionné à la demande spécifique d'un enfant des pays en  développement
  • que les conditions dans lesquelles se passe l'adoption sur place pourraient être éprouvantes, parfois choquantes émotionnellement pour un occidental dont les pays d’origine des enfants ne peut évidemment tenir compte
  • que les pays en développement ne sont pas là pour remédier à la stérilité occidentale
  • qu'il est capital de comprendre que si les pays en développement et sa population vivant dans des conditions précaires n'existaient pas, vous n'accueilleriez pas dans votre famille un enfant dans le besoin.

Toutes ces données sont des éléments de discussions, d’échanges, d’explications entre nous et font la richesse de la préparation à l’adoption.

Nous insistons sur la disponibilité des parents nécessaire à toute démarche adoptive. Un délai approximatif est donné. Il faut cependant comprendre que le signal du départ peut se donner inopinément.

LES DELAIS D'ATTENTE DE L'ENFANT : les délais indiqués le sont de bonne foi en tenant compte des données des pays d'origine. Ils sont cependant purement indicatifs et ne sauraient lier l'Association. Nous comprenons que cette période soit un temps difficile, surtout après une longue procédure en Belgique qui précède actuellement toute attente dans les pays d’origine des enfants. Nous sommes à votre disposition pour en discuter au téléphone ou de vive voix à tout moment que vous souhaiteriez.

Aussi, passez-nous un appel téléphonique aussi souvent que vous le jugez nécessaire pour vous aider à supporter l’attente. Nous n’avons absolument pas les moyens de vous téléphoner régulièrement pour vous tenir tous au courant et nous ne pouvons répondre à vous tous sur le net. Nous vous rappelons que notre site indique un grand nombre d’éléments qui pourraient vous être utiles.

Vous retrouverez les frais de l’adoption dans la convention que vous avez signée. Cependant, certains prix sont susceptibles de bouger (comme par exemple le prix exact des billets d'avion ou du prix des hôtels sur place, les frais de légalisations, d’intervenants divers, etc.).

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