Burkina Faso

Burkina Faso

 

Conditions de fond

5 ans de mariage - âge des 2 conjoints entre 30 et 60 ans et suivant âge des enfants- maximum déjà un enfant dans famille (sauf cas spéciaux : fratrie, enfants plus âgés, enfants à particularités)

Délai d'attente environ 2 ans suivant l'enfant attendu
Séjour sur place Enfant confié dès l'arrivée - 2 semaines env. un des deux parents pour la sortie de l'enfant
Accueil sur place représentant préparant la venue des parents et soutien au séjour. Tout est en français
Type d'adoption adoption plénière (CLH)

Le Burkina Faso est un pays d'équilibre et de consensus ethniques.C'est aussi un pays économiquement faible. Les ressources naturelles sont limitées et toute l'ingéniosité d'un pays se substitue au manque. Nous avons rencontré auprès des autorités liées à la problématique sociale sous la direction du ministère de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale un souci très professionnel et une inventivité sociale qui démontre une lutte quotidienne pour l'amélioration des conditions de base des familles précarisées. Dans ce contexte s'inscrit l'adoption internationale qui a fait l'objet à Ouagadougou en fin 2009 d'un Forum d'échanges instructifs et efficaces entre pays d'Afrique de l'Ouest et pays d'Europe. Une courageuse et rigoureuse présentation des contradictions de pays pris entre traditions, cultures, droits des enfants et conventions de la Haye. Les enfants en attente de famille sont nombreux dans toute l'Afrique. Précédemment, la famille élargie jouait un rôle d'accueil dans de nombreuses situations diverses. Actuellement, le phénomène des villes, de l'immigration intra-africaine, de l'insécurité sociale, de la pauvreté, amènent plus d'enfants à se retrouver sans structure familiale indispensable à leur développement. Ces enfants sont orphelins, abandonnés, non-acceptés ou encore porteurs du VIH. Ils sont confiés (confiage traditionnel) dans des familles d'accueil qui n'assimilent pas l'enfant dans une procédure d'accueil approfondie ou d'adoption pour des raisons culturelles ou religieuses. L'enfant n'a pas de statut de reconnaissance et, suivant les familles, il se retrouvera pris en charge plus ou moins sur le long terme et son traitement variera suivant les conventions et les traditions.

Les autorités burkinabées sont conscientes de la nécessité de développer une sécurité pour l'enfant avec un projet de vie solide et officiel. Une vigilance grandissante s'effectue sur le terrain pour délimiter les conditions de vie de chaque enfant et d'éviter les longs délais pour statuer de son sort. En effet, de nombreux enfants restent en attente faute d'une enquête les concernant et d'un rapport historico-social afin de déterminer les solutions à apporter à l'enfant isolé. Un manque de moyens entraînant un manque de dynamisme est une explication sur le sort des enfants institutionnalisés jusqu'à l'adolescence. Nous avons constaté que l'idée de raccourcir les délais pour identifier un enfant abandonné ou délaissé ou orphelin et de lui chercher une solution sur place ou ensuite par l'adoption internationale est défendue avec beaucoup d'énergie par les représentants des ministères et des institutions burkinabées qui vivent avec ces enfants dont la petite enfance est "écourtée" en institution. Des réalisations couvrant 4 objectifs sont en cours avec l'aide du ministère de l'Action Sociale - direction de la Protection de l'enfant et de l'Adolescent - et celle des OAA : soutien à la formation des professsionnels entourant l'enfant institutionnalisé, aux familles d'accueil, aux parrainages et à la logistique ministériel.

Le comité technique d'apparentement propose les enfants dont le dossier a été transmis par les Directions régionales de l'Action Sociale et de la Solidarité Nationale et le secrétariat de la direction générale du ministère y joue un rôle essentiel.


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